Conflit comprendre pour agir 

Chronique sociale 2004
Robert Michit
Thierry Comon

Deux caractéristiques majeures paraissent omniprésentes dans les analyses les plus courantes d'étude des conflits. La première a trait à la représentation de toute forme de conflit dans des rapports sociaux conçus sous l'angle exclusif de la domination et des rapports de force. La seconde renvoie aux démarches d'étude qui ne discernent, ni ne différencient, l'évolution des caractéristiques identitaires dans les différentes phases de développement de conflit. Pourtant, nombreux sont les conflits qui ne correspondent à aucune de ces deux configurations.

Aussi à la suite d’étude et de résolution de conflits, pour lesquels des médiateurs confirmés n’étaient pas parvenus à une conclusion satisfaisante, nous avons distingué la répétition de plusieurs ensembles de règles de développement des conflits. C'est cette découverte qui nous a permis de repérer quatre grandes classes de conflit : conflit d'avoir, conflit de pouvoir, conflit de défense d'identité et conflit de libération.

Nous mettons ainsi à disposition une grille d’analyse des conflits qui permet de distinguer à la fois l’évolution des caractéristiques possibles des conflits selon leur étape de développement et les moyens de gérer ces évolutions, notamment pour éviter une structuration radicale de ces conflits. Cet ouvrage, qui vise à faire connaître une démarche pragmatique d’étude et de résolution des conflits à la fois efficace et scientifiquement étayé, constitue d'un point de vue épistémologique et pratique un renouvellement et une rupture évidente.

Rédigé dans un double souci de pragmatisme et de sérieux scientifique, les lecteurs y trouveront des outils concrets susceptibles de répondre à leurs préoccupations sur cet enjeu central de la vie en société, en allant soit directement à l'explicitation immédiate du modèle, soit sur les méthodes de résolutions abondamment illustrées.


Publics visés :

Médiateurs, consultants, travailleurs sociaux, managers, responsables politiques et syndicaux, enseignants, étudiants et chercheurs devraient trouver ici des points de repères essentiels pour améliorer leurs compréhensions et leurs pratiques de la gestion de conflits.


Les auteurs :

Robert Michit, docteur en théologie morale et en psychologie sociale, est professeur à l’ESC Wesford et Directeur du Laboratoire Européen de la Décision de Grenoble. Il s’intéresse depuis plus vingt ans à l’étude des processus décisionnels, individuels et collectifs, et a formalisé un modèle permettant d’identifier les fondements de l’identité psychosociale en jeu dans les décisions.
Thierry Comon, psychosociologue de formation, est chercheur associé au Laboratoire Européen de la Décision et consultant en entreprise. Il développe depuis 1996 une démarche d’intervention centrée essentiellement sur l’explicitation des pratiques professionnelles.

Leur collaboration trouve ici une heureuse traduction qui souligne leur souci commun d’étayage scientifique et de pragmatisme sur un sujet central de la vie sociale.

 

 

 

Violence pulsion vitale 
Comment faire échec à la loi du plus fort?    

 

 

 

 

 

 

 

 

2010 Ed Hanko MC2R Grenoble

Marielle Neuville Philosophe
présente une histoire de la violence comme une pulsion vitale indispensable à la vie. Elle le fait un chemin pour comprendre la violence au travers des textes des grands philosophes.

Robert Michit chercheur praticien rééducateur
présente une approche pragmatique de la violence selon le programme suivant :


comment enrayer les réponses selon la logique du plus fort


I. L’incivilité au quotidien
  a. L’agressivité comme réaction à un obstacle qui résiste et empêche l’atteinte d’un objectif
  b. La violence comme mécanisme de défense face à une agression perçue ou une agression réelle
  c. L’agressivité et la compétence de vie .
          Une énergie psychique minimale
          Une force psychique qui s’acquiert
          La perte momentanée de la fonction de la parole
          Une carence de compétence

II. Le mode de vie dans l’agressivité et l’hostilité en acte
  a. La contrainte vécue comme anormale
  b. la réactivité défensive comme mode de relation spontanée.
  c. La violence gratuite

III.La fonction de la parole non intégrée : une histoire sans parole .
  a. Le statut de la parole chez les jeunes et les adultes .
  a. une parole acte passage à l’acte une parole non structurée en phrases complètes pas de distance avec les émotions et les sentiments :
  b. une parole sans objet : des premiers récits d’expression de sentiments.
   b.i. énonciation d’évaluation expression d’émotion, de ressentiment
  c. une parole sans récit
   c.i.1. pas de représentation de soi en forme d’objectivation
   c.i.2. pas de récit d’événement, pas d’objectivation de récit
   c.i.3. pas de représentation de l’action, pas d’objectivation de l’action
   c.i.4. pas de rappel du processus décisionnel ou processus très limité (émotion)
  d. une parole construisant et reprenant en boucles les représentations sociales, les rumeurs
   d.i. des représentations sociales attribuant des caractères généraux à des catégories sociales et des objets sociaux
  d.ii. des préjugés stéréotypés : des analyses répétées sans analyse
  d.iii. une représentation sociale avec un noyau central organisé autour du droit de l’autorité et de l’effort
  b. Les formes de communications chez les personnes qui ont perdu ou n’ont pas intégré la fonction de la parole.
  a. la plainte
  a.i. l’ennui
  b. la répétition
  c. pas de créativité symbolique de parole formelle en récit ; seulement des concepts formels (liberté égalité respect) accolée ou organisés en idéologie.


  c. Fondements des symptômes d'agressivités
  a. échec identitaire
   a.i. identité trop faible pour se protéger
     a.ii. intégration des règles sociales mais pas leur double fonction
 b. échec de la raison.
  b.i. dans la violence plus d’accès à la raison
   b.ii. dans l’agression une limite de la prise en compte des éléments de la réalité
 c. pas de capacité de lecture de l’écrit : une lecture des images et des schémas
 d. pas de mémoire de travail mais une mémoire sélective en rapport avec les émotions

IV le rôle des adultes

  a. les adultes de proximité
  i. L'origine de la violence est à attribuer à l'adulte de proximité dans la majorité des cas
  ii. Même si un nombre non négligeables de violence entre jeunes provient du comportement entre jeunes, la violence envers les adultes provient de parole non ajustée de l’adulte. ( évaluation, rappel de la règle, onstat,        conseil ou ordre ,injustice
  iii. Les jeunes sont des poudrières, des volcans allumés par une attitude comportement d’adultes inappropriées.

iv. les chercheurs-enseignants

causes de la violence structurelle revient aux difficultés de vie procurées par la précarité sociale et économique.

V. La rééducation ou la réintégration de la fonction de la loi ...............................................................................................
  a. Changer les représentations des causes de la violence structurelle.
   i. expérience
  a. les structures identitaires d’adolescents et de jeunes adultes qui, pour les uns, pratiquaient des actes délictueux anti-sociaux notoires (40 sujets) avec des adolescents et jeunes adultes qui étaient engagés dans une vie sans acte délictueux(40sujets)
  b. La non intégration de la fonction de la loi comme service contrainte de la loi vécue toujours comme anormale
  c. la non intégration de la fonction de l’autorité
  d. Le rôle des adultes qui ne s’intéresse pas à la part d’acteur et à la responsabilité des jeunes dans leur quotidien
  f. Les adultes en difficulté pour Sortir de la relation de la loi du plus fort.
  V. Avant et après la crise préparer une sortie de la loi du plus fort
  a. Première étape : la découverte de la fonction de leur loi : elle sert l’existence quotidienne
  b. Deuxième étape : la découverte de la décision de vie
  c. Troisième étape : Construire l'intégration de la fonction de toute loi. .

 

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